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On vous emmène à Faut Que Ça Brasse, le festival de la bière de Saint-Etienne

15 juin 2018
faut que ça brasse

C’est qui les plus forts ? Evidemment, c’est les verres !

En ce beau samedi ensoleillé de mai, difficile de résister à l’appel d’une mousse bien fraîche. C’est au Parc des Exposition de Saint-Etienne que j’ai pu étancher ma soif pour la revenge du retour du festival Faut Que Ça Brasse strikes back. Enfin la deuxième édition quoi. Au menu : 20 brasseries locales et françaises, des têtes connues et des petits nouveaux dans mon radar. Bref, cette journée s’annonçait bien !

Faut Que Ça Brasse : des bières plein le chaudron

Bien nichés dans le Hall B (non c’est Pano) du Parc des Expo, les brasseurs nous attendaient de pied ferme à 15h. Armés de mon verre griffé, je m’aventure de stand en stand, avide de découvertes.

Boom une Tropical Lager ! Bam une Weissbier à la Verveine ! Vlan, la Summer Ale au Yuzu ! Me voilà bien. Yuzu pas déçu du voyage…

À 16h30, j’avais rendez-vous avec Cyril Hubert, biérologue de renom, pour une leçon de dégustation. Une heure, pour goûter 3 bières présentes sur le salon et les décortiquer sous toutes les coutures. Des mots comme turbidité* fusent sans même effrayer les participants.

Turbidité

Adjectif qualifiant le niveau de trouble d’un liquide, ici d’une bière, lié à la présence de particules en suspension. Le trouble ou son absence peuvent indiquer plusieurs informations sur le breuvage avant dégustation. La bière est-elle filtrée ou pas ? Le brasseur a-t-il utilisé certains céréales provoquant ce trouble (le blé par exemple) ? Certains styles exigent une grande clarté de la bière quand d’autres induisent une forte opacité dans le verre.

Des vérités comme “il faut arrêter de classer les bières par couleur, ça n’a aucun sens” tombent et tout le monde acquiesce. Avec humour, sans se prendre la tête, ce petit cours s’est révélé enrichissant et bien utile pour mieux comprendre les bières.

Faut Que Ça brasse : comment bien finir la Sémène !

Parmi celles qui m’ont marqué ce samedi, se trouve la Tropical Lager, bière éphémère de la Brasserie de la Sémène (Saint-Genest-Malifaux, 42), servie avec un grand sourire par sa brasseuse Mylène Vandenbaviere (un nom fait pour la bière !). Une bière de fermentation basse, aux arômes de fruit de la passion et à la robe jaune pâle.

En bouche, tout se déroule tranquillement : pas d’amertume trop puissante, de douces notes céréalières, avec une pétillance, c’est frais et fruité. Un léger trouble et un corps moyen, ferait presque douter à première vue de son appellation “Lager” plutôt que “Ale” mais son côté sec vient confirmer que le style est respecté.

Notre trilogie du samedi

Faut Que Ça Brasse

La ferme brasserie des Sarments (Talencieux, 07) : François, paysan brasseur, est un type sarment, plein de piment.

Il cultive son orge, le fait malter chez La Malterie des Volcans (anciennement Malteurs Echos) et a à cœur de créer des bières mettant en avant ses céréales et les produits de son exploitation ou locaux (notamment des fruits). Il n’hésite pas à torréfier lui-même les malts au besoin.

Dans les années à venir, il pourrait également brasser avec du houblon issus de ses propres terres. Dans sa gamme, on retrouve donc des bières peu houblonnées aux arômes subtils, floraux. Un beau coup de coeur pour leur blanche, douce, presque fumée, désaltérante.

Faut Que Ça Brasse

La brasserie La Part des Autres (Machézal, 42) : au diable les anges, on prend tout ! Le brewpub / restaurant fête sa première bougie début juin et réalise déjà de superbes bières. Pas de surprise, la fine équipe est passée par plusieurs brasseries avant d’ouvrir la sienne, on comprend mieux !

Sur leur stand, on retrouvait une IPA aux notes de pêche blanche, sans sucres résiduels, d’une grande finesse mais aussi une Hefeweizen brassée au houblon Mandarina Bavaria en un mot : DÉ-LI-CIEUSE. Le froment et la mandarine sont bien présents avant de retrouver en finale des notes de citronnelle. Top !

Faut Que Ça Brasse

Troisième Acte : la brasserie Bellon – Atelier de bière (Villedieu-sur-Indre, 36) . Les berrichons, installés depuis 2004, proposaient de belles bières dont une Sour au levain, très fraîche et gourmande. Le levain libère des arômes puissants de zeste et de jus citron vert. En se réchauffant, un côté peau d’abricot ressort également. Une valeur Sour ! Mais aussi un Imperial Stout tiré à la pompe, à l’anglaise. Pleine de saveurs sans être lourde ou écoeurante. Attention les Bellon !

On retrouvait également sur les étals du salon, les créations d’une autre ferme brasserie, La Petite Curraize (Chazelle-sur-Lavieu, 42), dont le Porter était très bon.

Un dernier tour du propriétaire pour un shopping soigné avant de rentrer à la maison et me voilà les bras chargés de bouteilles. Merci pour tout et allez l’OL (je rigole) !

Faut Que Ça Brasse, on y retourne l’an prochain ?

En plus de sa très belle programmation, le festival stéphanois a 2 très beaux atouts. Les animations : sarbacane (oui oui !), pétanque, atelier dégustation… Les foodtrucks (miam miam les hotdogs de Lisb’on) !

Quelques points d’amélioration malgré tout… De quoi rincer son verre facilement et boire un petit verre d’eau serait apprécié ! Et également, avoir un espace légèrement isolé pour mieux s’entendre pendant l’atelier dégustation 😉


Envie de ressentir l’effervescence de Faut Que Ça Brasse ? Goûtez donc la Machurée, un Porter particulièrement crémeux de la Brasserie Stéphanoise que nous a-do-rons à Une Petite Mousse.

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